Retour sur les précédents Castres-Montpellier, ce classique de la phase finale

Les Castrais de Julien Dumora face à Montpellier en finale du Top 14, en 2018. (P. Lahalle/L'Équipe)
Les Castrais de Julien Dumora face à Montpellier en finale du Top 14, en 2018. (P. Lahalle/L'Équipe)

Affiche la plus disputée depuis l'instauration des barrages en 2010, Castres-Montpellier est un classique de la phase finale du Top 14. Avant la 7e confrontation, ce vendredi en finale, retour sur les six précédentes, qui tournent pour l'instant à l'avantage du CO (4 victoires à 2).

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Le plus serré : le barrage de 2011

Castres - Montpellier : 17-18

Qualifié pour la première fois en phase finale du Top 14, Montpellier ne fait pas figure de favori à Castres pour le premier barrage de la saison. Le CO inscrit même rapidement le premier essai du match grâce à Ibrahim Diarra. Mais l'équipe, alors entraînée par Fabien Galthié, refait son retard et prend même l'avantage grâce à la botte sûre de Martin Bustos Moyano.

À une minute trente de la sirène, le buteur tarnais Romain Teulet manque la pénalité lointaine qui aurait permis à Castres de repasser devant. Le MHR se hissera ensuite en finale après sa courte victoire face au Racing en demie (26-25), mais sera battu par Toulouse au Stade de France (15-10).

François Trinh-Duc écarte le ballon face à Castres en barrage, en 2011. (Rondeau/L'Équipe)
François Trinh-Duc écarte le ballon face à Castres en barrage, en 2011. (Rondeau/L'Équipe)

Le plus revanchard : le barrage de 2012

Castres - Montpellier : 31-15

Un an après avoir perdu chez lui, le CO se reprend avec autorité en terrassant largement Montpellier lors d'un barrage délocalisé à Toulouse, au stade Ernest-Wallon. Sanctionné d'un carton jaune en début de match, Thierry Lacrampe se rachète vite en inscrivant un essai sous les poteaux afin de mettre le club tarnais sur les bons rails.

Pierre Bernard et Romain Teulet se chargent de convertir les nombreuses fautes héraultaises pour assurer un net succès, en dépit de l'exclusion de Joe Tekori à l'heure de jeu. En demi-finales, le CO tombera cependant face au Stade Toulousain, à quelques kilomètres de là, au Stadium (24-15).

Thierry Lacrampe s'échappe face à Montpellier en barrage, en 2012. (Rondeau/L'Équipe)
Thierry Lacrampe s'échappe face à Montpellier en barrage, en 2012. (Rondeau/L'Équipe)

Le plus fondateur : le barrage de 2013

Castres - Montpellier : 25-12

Pour la troisième année d'affilée, le CO reçoit Montpellier en barrage. De retour dans leur stade Pierre-Antoine (désormais baptisé Pierre-Fabre), les Tarnais se heurtent pendant 40 minutes à la forte résistance des Montpelliérains, en maillot rouge pour l'occasion. Mais en début de deuxième période, l'ancien Briviste Antonie Claassen force le verrou en sortie de mêlée.

Efficace face aux poteaux, Rory Kockott donne une large avance à son équipe, que le MHR ne parviendra jamais à combler. Après cette victoire sereine, Castres surprendra Clermont en demie à Nantes (25-9) puis décrochera le Bouclier de Brennus à Saint-Denis face à l'armada toulonnaise (19-14).

Antonie Claassen face à la rude défense montpelliéraine en barrage, en 2013. (F. Mons/L'Équipe)
Antonie Claassen face à la rude défense montpelliéraine en barrage, en 2013. (F. Mons/L'Équipe)

Le plus asphyxiant : la demi-finale de 2014

Castres - Montpellier : 22-19 (a.p.)

Qualifié in extremis en phase finale, Castres s'impose à Clermont en barrage puis retrouve son vieil ennemi montpelliérain une quatrième année de suite. Dans le stade Pierre-Mauroy de Lille, sous un lourd soleil nordiste, François Trinh-Duc passe un joli drop mais c'est bien le CO qui prend l'avantage grâce à un essai de Claassen identique à celui inscrit un an auparavant par le numéro 8 tarnais. L'ailier All Black du MHR Rene Ranger réduit l'écart et les deux équipes terminent les 80 minutes à égalité.

En prolongations, un drop de Seremaia Baï donne une courte avance à Castres. Bénéficiant d'une pénalité bien placée qui pourrait les ramener à 22-22, Montpellier hésite et décide d'aller en touche. Sans succès. En finale, le CO échouera dans sa quête de doublé face à des Varois revanchards (18-10).

Seremaia Baï claque le drop de la victoire pour Castres face à Montpellier en demi-finales, en 2014. (J. Prévost/L'Équipe)
Seremaia Baï claque le drop de la victoire pour Castres face à Montpellier en demi-finales, en 2014. (J. Prévost/L'Équipe)

Le plus déséquilibré : le barrage de 2016

Montpellier - Castres : 28-9

Les Montpelliérains reçoivent le CO pour la première fois en phase finale et ne manquent pas l'occasion de se venger après trois défaites de rang. Plus puissants, les Héraultais, alors entraînés par le Sud-Africain Jake White, imposent un gros rythme que l'équipe tarnaise ne parvient à tenir que difficilement.

Timoci Nagusa inscrit le premier essai de la rencontre en début de match avant que Paul Willemse, pas encore international français, et Paul Spies ne fassent craquer la défense castraise en deuxième période. Ce large succès ne donne cependant pas un élan suffisant au MHR, puisqu'ils seront battus en demi-finales par le RCT à Rennes (27-18).

Pierre Spies écarte Alexandre Bias de son chemin en barrage, en 2016. (Sy. Thomas/L'Équipe)
Pierre Spies écarte Alexandre Bias de son chemin en barrage, en 2016. (Sy. Thomas/L'Équipe)

Le plus mémorable : la finale de 2018

Montpellier - Castres : 13-29

Premier de la phase régulière, Montpellier s'avance vers le Stade de France avec le légitime statut de favori, d'autant plus après son carton en demie face à Lyon (40-14). De son côté, Castres, sixième, a dû éliminer Toulouse puis le Racing pour se hisser en finale, où personne ne l'attendait. C'est sans doute parce qu'ils n'avaient rien à perdre que les Tarnais ont joué sans complexe, dominant outrageusement le MHR.

D'un cadrage débordement sublime, Julien Dumora plante le premier essai juste avant la pause et donne une large avance au CO. Puis l'équipe de Christophe Urios enfonce le clou en fin de partie grâce à Sitiveni Mafi. C'est alors le 5e, et jusqu'à présent dernier, Bouclier de Brennus soulevé par le Castres Olympique (1949, 1950, 1993, 2013, 2018).

Les Castrais soulèvent le Bouclier de Brennus après leur victoire contre Montpellier en finale, en 2018. (P. Lahalle/L'Équipe)
Les Castrais soulèvent le Bouclier de Brennus après leur victoire contre Montpellier en finale, en 2018. (P. Lahalle/L'Équipe)
publié le 23 juin 2022 à 12h00 mis à jour le 23 juin 2022 à 12h00